Par une belle journée de 2017, Jean-Antoine Rezow, responsable informatique de Monblé, une banque d’affaire située non loin des Champs Elysées, se leva avec une sensation étrange. C’était un samedi et son épouse était partie en week-end chez ses parents avec les enfants. Il se retrouvait seul.

Campagne électorale sous haute manipulation

Soucieux de se tenir informé, il alluma d’une pression de télécommande sa radio, un modèle Bing Olafsong de dernière génération. La voix grave d’un journaliste se fit entendre : « MacronLeaks à présent. Des milliers de documents internes au parti En Marche ont été publiés en ligne. D’après l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron c’est le résultat d’un piratage massif et coordonné, menée plusieurs semaines auparavant sur les boites mail personnelles et professionnelles de plusieurs responsables du mouvement ». En informaticien chevronné, Jean-Antoine Rezow se demanda pourquoi ces cybercriminels s’en prenaient à un candidat à l’élection présidentielle. Vouloir ainsi influencer l’opinion… Ces prédateurs n’avaient donc plus de limites ? A la perspective de ces deux jours en solitaire, il ressenti un pincement au cœur. Cette journée lui semblait fade et inhabituelle. Il avait un mauvais pressentiment… et un mal de crâne terrible. Il prit une aspirine et s’allongea sur le canapé.

Cauchemar en magasin

Pour se changer les idées, il décida d’aller faire les courses. La première chose qu’il remarqua en entrant dans le magasin fut la cohue. Les caissiers étaient assaillis par des clients affolés.  Le directeur du magasin, effrayé par le mouvement de la foule, essayait de calmer le jeu. Jean-Antoine Rezow l’entendit prononcer les noms de Petya et de GoldenEye. Il connaissait bien ces virus. Ils étaient classés dans la catégorie des ransomware, des armes le plus souvent utilisées par des cybercriminels pour prendre le contrôle d’un réseau informatique, en exigeant une rançon. Encore une histoire de cyber-attaque ? C’était la deuxième en une seule journée. Les caisses étant bloquées et les clients exaspérés, il décida de quitter le magasin. Il ferait ses courses plus tard.

Hôpital et patients en carafe

Il se souvint qu’il avait promis à son amie Emilie de passer la voir à la maternité. Sur place, il lui sembla immédiatement que quelque chose ne tournait pas rond. Une fois à l’accueil, le visage décomposé de l’infirmière lui fit craindre le pire. La salle d’attente était pleine de patients, plus impatients qu’à l’accoutumée. Mais que ce passait-il ? Jonglant entre les lignes téléphoniques, l’infirmière lui expliqua que leur système informatique avait été piraté par le virus WannaCry. Des centaines de rendez-vous médicaux avaient dû être annulés ou reportés rien que dans cet hôpital. D’autres hôpitaux en France mais aussi en Europe avaient également été la cible des cybercriminels, perturbant les soins de manière préoccupante. Les services informatiques des hôpitaux de Paris n’étaient apparemment pas préparés à cette attaque très sophistiquée et le sort de milliards de données patients semblait se jouer à ce moment précis.

Transports avec chauffeur… pas si privé que cela

A la maternité, Emilie l’accueillit avec joie. Heureusement que le petit Léo était là pour illuminer de son sourire cette journée cauchemardesque. La maman et le bébé se portaient bien heureusement. Après avoir quitté son amie, Jean-Antoine Rezow commanda un Uber. Le chauffeur semblait lui aussi très énervé. Jean-Antoine ouvrit le journal qui se trouvait sur la banquette. Le titre était en phase avec la tonalité de cette journée : « Le PDG d'Uber vient de révéler que les données de 57 millions d'utilisateurs à travers le monde ont été piratées il y a quelques mois. Parmi les 57 millions d'utilisateurs figurent 600 000 chauffeurs dont les noms et les numéros de permis de conduire ont été piratés. Les noms des utilisateurs ainsi que leurs adresses électroniques et leurs numéros de téléphone mobile ont été subtilisés ». Jean-Antoine se mit à son tour à ressentir de l’inquiétude. Il pria secrètement pour que ses données bancaires n’aient pas été piratées. En toute confiance, comme d’autres centaines de milliers de clients, il avait enregistré sa carte Visa sur son compte Uber.

TV5 Monde ou télé Califat ?

Jean-Antoine rentra chez lui fatigué et un peu déprimé. N’ayant pas pu faire ses courses, il se prépara un sandwich et alluma machinalement la télévision sur TV5, un canal qu’il aimait regarder. La première image qu’il aperçut l’intrigua. L’écran était désespérément noir. Que se passait-il encore ? Etonné, il consulta la page Facebook et Twitter de sa chaîne préférée pour en savoir plus sur cette panne. Une vision d’horreur le glaça d’effroi. Sur l’écran de son smartphone, le drapeau de l’état islamique flottait au vent et des vidéos, qui semblaient être des films de propagande étaient diffusées en continu. Encore une cyber-attaque ? Celle d’une chaîne internationale cette fois-ci ! Quelque chose ne tournait pas rond. Vivait-il un cauchemar éveillé ? Le seul moyen pour que tout rentre dans l’ordre était peut-être de s’endormir et de se réveiller à nouveau ?

La réalité reprend ses droits… à la sécurité

Après quelques heures d’un sommeil réparateur, Jean-Antoine Rezow ouvrit les yeux, étonné de se réveiller sur le canapé. Il alluma la télévision. TV5 diffusait un reportage sur le fromage suisse. Tout semblait redevenu normal. Pour en avoir le cœur net, il sortit faire ses courses. Il en était temps. Le frigo était désespérément vide. Le supermarché avait repris son apparence habituelle. Il poussa un « ouf » de soulagement. Les clients patientaient aux caisses et étaient pris en charge, chacun à son tour. Et l’hôpital ? Un coup de fil à Emilie le rassura. Tout allait bien. Son amie plaisanta : « J’espère que tu vas fin trouver le temps de passer me voir l’hôpital car le petit Léo attend son futur parrain de pied ferme ».  « Leo ? Mais…. »….

Jean-Antoine Rezow mit à sourire. Tout s’expliquait enfin : indisposé par son mal de tête, il s’était endormi sur le canapé et avait fait un cyber-cauchemar. Tout cela semblait pourtant tellement réel. Et si cela se produisait vraiment ? Il balaya ses sombres pensées d’un revers de la main. En tant qu’expert en informatique, il était bien placé pour savoir que les solutions de cybersécurité actuelles permettaient aux organisations de se protéger. Il se promit qu’en 2018, il allait mettre toute son énergie et sa vigilance pour rendre son réseau informatique inaccessible aux cybercriminels. Deux mots d’ordre en somme : sécuriser efficacement et dormir plus sereinement !

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Astrid Kechichian

EMEA Marketing Specialist